Habiter sans être propriétaire ni locataire… utopie ou « tierce voie » dans un marché immobilier de plus en plus défavorable personnes disposant de revenus modestes ? Convaincues que l’habitat devrait être accessible, abordable, qu’il soit individuel ou groupé et mutualisé, auto-géré par celles et ceux qui l’occupent, et aussi soustrait aux mécanismes spéculatifs du marché, des personnes ont formé un groupe autour de la proposition : “Habiter Sans”.
Ensemble, ces personnes réfléchissent aux approches suivantes :
- Les enjeux de la propriété privées et son usage
- La suppression de toutes formes de spéculation immobilière
- La soustraction des logements des marchés immobiliers
- L’organisation de transferts des solidarités
- La pratique de l’autogestion comme fondement politique et mode d’organisation
Son mode de fonctionnement en auto-gestion se fait par la collectivisation des enjeux et des décisions. Il est composé de plusieurs cercles au sein desquels les participant·es s’investissent en fonction de leurs moyens et de leur temps. Lpremier cercle se réunit mensuellement, tandis qu’un deuxième cercle interagit, spontanément ou à la demande, de manière plus ponctuelle
Le groupe s’inspire d’initiatives similaires, notamment celles du MietsHäuser Syndikat en Allemagne, du CLIP (réseau de lieux en propriété d’usage) et de la foncière Antidote en France, afin de participer à la création et au développement d’une telle structure en Belgique francophone.
Pour arriver à ces objectifs, le Graph veut provoquer des rencontres, questionner, se former et former, partager avec l’aide et le soutien d’expert·es des processus juridico-technico-financiers.