Centre culturel du Brabant... / Pulsart / 54e FÊTES DE LA SAINT-MARTIN
VISITES GUIDÉES | 3 > 24.11.2019




Dans le cadre des visites guidées qu’ils organisent, PULSART et le Centre culturel de Beauvechain vous invitent à découvrir l’installation PLAY et le parcours art contemporain des 54e Fêtes de la Saint-Martin. 

VISITES GUIDÉES

Les samedis 9, 16 et 23 novembre 2019 | 14h > 16h
Les dimanches 3, 10, 17 et 24 novembre 2019 | 14h > 16h

Départ : Salles Jean XXIII/Nelson Mandela (rue Auguste Goemans 7 - 1320 Beauvechain)
Tarif : 3€/personne 
Catalogue et badge Fêtes de la Saint-Martin inclus

Pour cette édition, Alain Bornain, commissaire du parcours art contemporain, propose Les mesures du monde. Ce n’est pas un hasard car le travail de cet artiste est jalonné par des questionnements relatifs au temps, son écoulement, sa mesure. Alain Bornain interroge notre rapport au monde en travaillant et détournant des images du quotidien, des chiffres, des statistiques qu’il égrène au fil de ses œuvres. Ce thème, il l’a donc choisi en écho à ses préoccupations et aux nôtres car pour l’artiste, les mesures du monde et le rapport au monde nous touchent tous, que nous soyons artiste ou non.

La première mesure du monde est temporelle. Chaque individu est marqué par un temps compté, plus ou moins long. Ensuite, nous sommes tous liés à un espace de vie, de travail, mus par un rapport à l’espace nomade ou sédentaire. Cette dimension spatio-temporelle caractérise chaque individu, lui-même influencé par sa propre identité, elle-même marquée par une époque et un lieu. Les artistes sont les récepteurs du monde, cherchant à en saisir la mesure. À son écoute, en dialogue avec lui, ils l’observent, cherchent à en saisir les images, à  collecter, compter, faire l’inventaire, archiver… mesurer.

Ainsi, certains artistes s’intéressent au temps, comme Romina Remmo avec son installation intégrant un sablier horizontal dans une balançoire. C’est aussi le cas de Roman Opałka. À partir de 1965, l’artiste polonais décide de couvrir chacune des toiles qu’il réalise d’une suite de nombres se poursuivant d’œuvre en œuvre. Une façon d’inscrire l’écoulement du temps vécu et sa trace irréversible.
 
D’autres artistes interrogent l’espace. André Delalleau transforme notre regard sur des lieux connus en soulignant certains détails. Ronald Dagonnier crée une installation qui évoque le mythe biblique : "Tohu-va-bohu". Le premier mot, tohu, signifie inhabité, inhabitable, le désert. Le second mot, bohu, signifie vide. Les deux mots assemblés qualifient l’état du monde au moment de la création.
 
D’autres artistes proposent une réflexion sur la représentation du monde et la manière dont il est habité. Laurent Quillet s’immerge ainsi dans nos quotidiens avec Conversations d’une vie banale (Titi, France 3, Macron, etc.) et en saisit les instantanés. Sophie Langohr s’empare de sculptures de toutes sortes récoltées chez les habitants et crée de nouvelles formes à partir de ces pièces matrices. Jérôme Considérant détourne la logique sémantique des pictogrammes et anticipe avec humour l’avènement d’une société aussi absurde qu’analphabète. 
 
Enfin, deux artistes offrent un regard quasiment anthropologique sur la manière d’habiter le monde, sur les liens sociaux qui se tissent entre les humains ou sur les règles qu’ils s’imposent. Sylvie Macías Díaz le fait à travers deux visions de la femme et une série de 116 portraits de femmes issues de toutes classes sociales sans distinction : "Ces femmes improvisent, s’adaptent, s’organisent, prennent le contrôle de leur vie <1>"

Marie Zolamian récolte la mémoire et les souvenirs de nombreuses personnes. L’artiste expérimente l’auto-déracinement dans un monde globalisé qui mélange des modes de vie, de pensée, et des histoires tant occidentales qu’orientales. Elle tente de s’approprier des patrimoines de communautés qui lui sont étrangères et interroge ainsi la notion d’affiliation et d’appartenance à une communauté, à un territoire.
 
Tous ces artistes nous invitent à nous questionner sur notre propre mesure du monde à travers des œuvres poétiques, esthétiques, voire provocatrices. Ces questions soulevées par le parcours des Fêtes de la Saint-Martin trouvent un écho particulier aujourd’hui, dans un monde qui bouge de plus en plus vite, aussi bouleversé que bouleversant. 
Ces visites guidées sont une organisation PULSART et Centre culturel de Beauvechain
 
<1> Voir texte de Olivier Mangeleer, Ateliers RAVI, Liège : "L’autonomie des femmes et la crise financière, 2016"

Un projet porté par la plateforme d'art contemporain Pulsart et le Centre Culturel de Beauvechain