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RÉSIDENCE | 05 > 09.09

"Nadir", par la Cie des Chaussons rouges

Du 5 au 9 septembre
et du 18 au 24 novembre

Bancs d'essai : le samedi 23 novembre à 14h et à 20h
le dimanche 24 novembre à 14h 

La Cie des Chaussons rouges revient au Foyer populaire pour travailler sur Nadir, sa nouvelle création dont elle présentera une étape de travail à l'occasion du festival En l'air (les 23 et 24 novembre).

La Cie des Chaussons Rouges, créée à Bruxelles en 2012 par Audrey Bossuyt et Marta Lodoli, est une compagnie de funambules qui explorent de nouvelles façons d’exploiter les agrès du funambule. Le questionnement sur le funambulisme traditionnel les porte à inventer d’autres façons d’utiliser le balancier, d’exploiter l’espace du fil et de proposer un langage corporel personnel, organique et cohérent avec la dramaturgie des spectacles.

Fidèle à la marque de la compagnie, Nadir est un spectacle chorégraphique sur le fil, sans parole, au rythme épuré, une marche erratique et saccadée, ponctuée d’arrêts sur image et de jeux de contrepoids, à contre sens, avec comme ligne de vie la confiance.

Nadir est un mot d’origine arabe qui, en astronomie et en opposition au zénith, désigne le point de la sphère céleste représentatif de la direction verticale descendante. Le spectacle invite à l’exploration de la verticalité, de l’espace au-dessous du fil en corrélation avec celui au-dessus.

Dans Nadir, les funambules sont perchés sur un bout du câble. À l’aide de leur balancier et de leur corps, ils créent des formes, des images, ils s’élèvent, redescendent, se retrouvent parfois au point de départ qui n’est pourtant plus pareil. Comme dans la vie, ils cherchent à avancer, à découvrir des nouvelles possibilités. Parfois les trois personnages traversent un obstacle en solitaire, parfois il arrive que le hasard les fasse se retrouver sur la même route, c’est alors que des synergies se créent.

L’espoir de voir le sommet les pousse à monter plus haut ou à redescendre vers le ciel à l’envers, celui de l’autre côté du monde. Le fil, à 5 m de hauteur, devient un lieu à habiter, la structure en acier qui le soutient une sculpture, un perchoir. Les funambules évoluent au milieu de ces jeux de lignes où ils explorent différentes façons de se poser, s’appuyer ou s’imbriquer dans la structure.

Le décor est composé d’une élégante ferraille échouée. Pourtant, si l’on se prête à gratter, tel qu’à la sortie des entrailles de la terre les étoiles du nadir, c’est de l’or qui brille sous la rouille. L’invisible rêve prend forme et amène les spectateurs dans un univers perché, suspendu dans le temps, qui prend vie au-dessus de leur tête. Le public est transporté dans des projections imaginaires tout en expérimentant son ancrage au sol, la terre sous ses pieds.


Auteurs : Audrey Bossuyt, Julia Brisset, Léo Schemmel et Marta Lodoli
Interprètes : Audrey Bossuyt ou Julia Brisset, Léo Schemmel et Marta Lodoli
Création sonore : Mark Dehoux
Construction de la structure funambule : Stéphane Tambeur, avec la complicité de Pierre Nouneberg 
Scénographie : Thomas Marchal
Regard extérieur : Kenzo Tokouka
Administration et diffusion : Marta Lodoli
Images : Claude Esselen
Dessins : Aline Breucker


Avec le soutien du CAR, Centre des arts de la rue, du CCBW, du Centre Culturel Wolubilis, de l'Espace Catastrophe, du Centre international de création des arts du cirque; de Latitude 50, pôle des arts du cirque et de la rue, du Théâtre de la Roseraie et de la Ville de Ath.
Avec l'aide de Wallonie-Bruxelles Théâtre Danse