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EN RÉSIDENCE - 20 > 31.07.2015

"La Grande spirale de l'inhumanité", création collective

Pour appréhender notre monde contemporain, Sarah Dupré, Eve Louisa Oppo et Anaïs Tossings-Otten réfléchissent ensemble pour créer une pièce aux multiples facettes, foudroyante d'évidence.
En résidence du 20 au 31 juillet 2015
Théâtre

Le Foyer populaire accueille la première résidence de La Grande Spirale de l'inhumanité. À la fin de l'été, les trois comédiennes espèrent clôturer une première étape d'écriture. Et pour la suite ? Aucun calendrier n'est encore dessiné, Sarah, Eve Louisa et Anaïs attendent de trouver leur vitesse de croisière en trio !

La Grande Spirale de l'Humanité
est un projet qui parle d'humains qui s'usent en se confrontant sans cesse aux délires incohérents des procédures qui formatent notre monde pour en faire un labyrinthe où nulle vie n'est possible. C'est à force de se confronter à l'incohérent, à l'inhumain, qu'apparaît avec clairvoyance l'absurdité d'un monde qui marche de plus en plus vite, en perpétuelle contradiction avec les êtres qui le composent. Le projet parle de tous ces êtres sensibles laissés sur le bas côté de la voie procédurière, prisonniers de la Grande Spirale de l'inhumanité.

Trois femmes, trois personnages principaux. Dehlia, Véronique et Estelle nous emmènent par fragments dans le labyrinthe de leur réalité, une réalité que nous côtoyons chaque jour avec impuissance.

Dehlia a reçu un courrier mystère d'une administration. Avec son incompréhension naïve et sa belle volonté, elle va poursuivre une quête digne de Kafka, dans les méandres de l'administration. Nous voici alors invités petit à petit dans l'univers complexe des procédures des huissiers.
Estelle, quand à elle, jeune doctorante en anthropologie et sociologie, bouleversée par la direction du monde, s'est lancé le défi de proposer au gouvernement des plans, des solutions, des thèses remédiant aux failles de notre société déshumanisante. Sans succès, elle se retrouve amenée à disparaître...
Véronique, guerrière effrontée au CV débordant, ancienne animatrice télé, les nerfs à vif, nous projette dans sa lutte pour retrouver un emploi, épuise dynamiquement toutes les initiatives, des plus touchantes aux plus absurdes. Trop en proie à la normalisation que demande ce monde, elle devient un bourreau parmi les autres, avide.

Par le biais de ces trois femmes, se dessine en arborescence un portrait sociétal plus complet, s'ouvrant à d'autres personnages et  forment un patchwork dynamique, surfant d'un humour caustique à de grands gouffres de désespoir, le tout, tenu par l'incessant mouvement d'une société qui avance sans nous, et de ceci émane avec violence l'espoir d'un monde sensible qui entend, qui respire, qui (re) construit l'humanité.


Distribution :


Anaïs Tossings-Otten a grandi à Montpellier, ville où elle se formera en tant que costumière pour ensuite partir à Londres apprendre l'anglais et suivre des cours de danse. Elle intègre plus tard le Conservatoire Royal de Bruxelles. À présent, elle mène de front ses ambitions de comédienne et de metteur en scène, après plusieurs spectacles au festival Courant d'air dont Salomé, Le complexe de Thénardier et récemment dans Le Roi se meurt au Théâtre des Martyrs.

Sarah Dupré, sortie du Conservatoire Royal de Bruxelles, joue au Théâtre Royal du Parc dans Les Misérables mis en scène par Thierry Debroux, dans Stronzo à la Samaritaine, participe au téléfilm Les silence des églises. Après une formation en improvisation, elle ouvre ses propres cours de théâtre avec l'Os à Moelle-Cabaret. En septembre 2015, elle jouera dans Les Trois Mousquetaires au Théâtre Royal du Parc.

Eve Louisa Oppo participe à plusieurs mises en scène en tant qu'assistante : Le vieux juif blonde au Centre culturel Bruegel, Jocaste reine au Théâtre Varia et Jodorowski, passeur de Lumières à la Foire du Livre de Bruxelles. Parallèlement, elle obtient l'agrégation et enseigne le théâtre dans diverses académies dont l'académie des arts de la Ville de Bruxelles, l'académie de Waterloo et l'académie d'Auderghem. Avant de jouer cette saison dans une création Je suis la mère de la mère de mon enfant au Centre culturel des Riches Claires.

Toutes trois du Conservatoire Royal de Bruxelles, elles bénéficient de l'oeil extérieur du comédien Serge Demoulin (auteur et acteur du Carnaval des Ombres, acteur dans Don Juan, Des Souris et des Hommes, etc)