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INTELLIGENCE COLLECTIVE

Une Charte de coopération culturelle en Brabant wallon

En 2013, les Assises du développement culturel territorial du Brabant wallon mettaient en évidence la nécessité d’activer de nouvelles logiques de coopération. Partant d’un désir de travailler ensemble, les acteurs culturels ont établi une charte de coopération.



Le 10 mars 2015, 33 opérateurs culturels actifs dans les coordinations des centres culturels, de l’éducation permanente, des maisons de jeunes, de la lecture publique, des centres d’expression et de créativité et de "PointCulture" (ex-médiathèques), mais aussi dans des théâtres et des académies, ainsi que des échevins de la Culture se rencontraient à Braine-l'Alleud pour discuter de la notion de coopération et faire culture avec et pour les Brabançons. Objectif ultime de la rencontre : finaliser le texte d’une Charte de la coopération culturelle durable et désirée.

L’initiative de ladite charte est venue des responsables des coordinations* dans le prolongement des Assises du développement culturel territorial du Brabant wallon, lancées en avril 2013, puis du Colloque du 21 octobre 2014. Lors de ce dernier, la matinée était consacrée aux apports théoriques de deux intervenants. Le philosophe Marc Maesschalck y a présenté le paradoxe de la coopération contrainte, dans lequel les acteurs sont prêts à jouer le jeu de la coopération pour autant que leur intérêt personnel soit rencontré. Pour qu’une coopération soit durable, il faut notamment qu’elle soit désirée et génératrice d’une plus-value pour chacun des partenaires. Le travail en ateliers a permis ensuite de présenter les bonnes pratiques de chacun. À la lumière des exposés théoriques, le fruit de ces ateliers a permis de rédiger un texte martyr présenté le 2 décembre 2014.

Un bel exercice d’intelligence collective

Ce jour-là, les initiateurs des premières rencontres incitaient les opérateurs culturels à proposer des amendements. "Il y en a eu très peu, précise Myriam Masson, directrice adjointe du Centre culturel du Brabant wallon. Ils portaient sur une simplification du vocabulaire pour le rendre intelligible pour tous. Dans un premier temps, nous avons été confrontés à la crainte de voir la charte devenir un outil de contrainte, mais elle a finalement été acceptée, article par article, par consensus. C’était un bel exercice de réflexion et d’intelligence collective."

Que dit la charte ?  Dans son premier article qui en compte sept, elle précise que "la  charte est une déclaration non contraignante. Elle est l’expression des principes, des valeurs et des pratiques vers lesquels ses signataires tendent à développer leurs actions et dans lesquels ses signataires ont décidé de se reconnaître." La charte s’adresse à tous les acteurs qui se conforment aux valeurs éthiques telles que l’émancipation des individus, le renforcement du lien social, la justice sociale ou encore la lutte contre les inégalités. L’action des signataire s’inscrira dans "la recherche d’une démocratie approfondie par l’exercice des droits culturels" (art. 2). Afin de réaliser des projets culturels en commun "dans une logique de coopération, de confiance, de transparence, d’écoute et de respect" (art. 5), les signataires pourront s’appuyer sur une méthodologie non-contraignante qui fait l’objet d’une annexe à la charte.

* la coordination de l’EP, LP, CCBW, FMJ, Fede CEC, PointCulture

Charte et annexe méthodologique (téléchargez ici le lien vers  Charte de coopération culturelle)

Découvrez la charte et son annexe méthodologique tels qu'élaborés à partir des travaux et réflexions développés lors de trois rendez-vous (21 octobre et 2 décembre 2014, 10 mars 2015) ayant réuni les opérateurs culturels du Brabant wallon. 

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