Oriane Lautel sera en résidence au Centre culturel du Brabant wallon, du 22 avril au 2 mai, pour travailler sa nouvelle création : Des amoures chiennes aux amour-lichen. Avec ce projet solo, l’artiste s’empare de ses viscères et de son vécu tout en assumant une écriture foutraque et la mise en mots de personnages de cirque. Oriane se dit porteuse de projet de cirque hybride et écrit pour se réparer, réparer le monde à son échelle de « petite miette de monde ».

Aves Des amoures chiennes aux amour-lichen, elle décortique les liens affectifs (amoureux, sexuels ou familiaux) que l’on tisse, avec les vivant·es (et les mort·es) grâce à des récits hybrides qui illuminent la complexité par un joyeux mélange des genres et des registres.

En prenant la décision de parler de moi, je me suis rendu compte que ça n’allait pas être possible sans aller voir ce qui m’a été transmis et surtout découvrir comment ça se loge dans ma chair. Dans le spectacle, les récits de mes mères, grand-mères et arrières grands-mères sont enchâssés aux miens pour donner à entendre un rapport particulier à la violence et au désir. Ce sera l’occasion de donner la parole aux invisibilisé·es. Les récits des femmes précaires de ma famille sont à l’origine des nouveaux mythes que je vais mettre au plateau. Je me réjouis de coudre de fils d’or ces témoignages et faire de nous des nouvelles déesses imparfaites. Eco, Actéonne, Diane, Charogne Stone sont les personnages-vectrices de ce spectacle aux multiples couches.