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Les pieds dans le vent
OTTOKAR VI / Les compagnies

Les pieds dans le vent

C’est un sacré duo que forment les pilotes de cette jeune compagnie créée en 2011. L’une, Valérie Joyeux, "tombée" dans le Théâtre Jeune Public, toute jeune dès la sortie des études. L’autre, Vincent Raoult, destiné à la carrière de droit, qui bifurqua vers celle de clown, puis vers la profession du Théâtre Jeune Public.
Vincent Raoult rejoint Valérie Joyeux lorsque le Théâtre du Copeau vient le chercher pour prendre part à un même spectacle. "Nous sommes une équipe qui marche, au plateau ! On nous engageait toujours à deux. On pouvait même faire le casting séparément, on finissait toujours par travailler ensemble. En plus, nous partageons les mêmes goûts. Ce duo de toujours croit que l’humour crée la distance idéale pour que passe le
message et produit des spectacles-plaisir, non pourtant dénués de sens.

Quand après avoir mis en scène beaucoup de spectacles et joué pour d’autres compagnies leurs lignes s’affirment, Valérie et Vincent se lancent. Les pieds dans le vent "la jeune compagnie d’un vieux duo" nait. L’idée est de pouvoir choisir vraiment leur équipe de travail et certainement pas de se refermer sur eux-mêmes.  Le nom de la compagnie n’est pas choisi par hasard. Il symbolise l’élan : avec les pieds on avance tout en gardant les mains libres. Le vent, tout en réunissant dans une syllabe les meilleurs éléments de leurs prénoms respectifs, peut les pousser à bouger vers l’inattendu, mais pas forcément dans le même sens que les autres. La formule est intrigante et poétique, elle leur plait. Leur univers de création évoque celui de Tati ou de Ionesco, dit-on. Ce que Valérie traduit par : "Juste à côté de la plaque".

À chaque spectacle, Valérie et Vincent reviennent à cet univers musical de Paul Comlad qui fait de la musique avec des jouets et des instruments cassés. C’est un artisanat qui leur va bien parce qu’il est aussi plein d’humour. "On le (re)choisit tout le temps. Il doit en avoir reçu des droits grâce à nous !"

Le Théâtre Jeune Public

Si dès la sortie des études de comédienne  Valérie Joyeux s'est précipitée aux Rencontres du Théâtre Jeune Public à Huy, c’est par attirance pour la liberté de création qui y semblait possible. Mais, selon elle, le jeu et la qualité des spectacles sont comparables à n’importe quel spectacle. "Lorsque nous préparons un spectacle, nous partons d’un propos qui nous touche, tout en constatant toujours que celui-ci concerne aussi les enfants. Alors on cherche comment leur en parler." 

Une des spécificités du genre est que les spectacles peuvent être diffusés dans le cadre scolaire et que cela permet que tous les enfants assistent au théâtre et ce, dès leur plus jeune âge et quel que soit leur milieu culturel et social. "C’est une sorte de 'kidnapping culturel' qui nous donne un sentiment de responsabilité particulier : nous devons être captivants ! Mais pour l’enfant, c’est réellement une chance qui lui est donnée. Et, si l’envie lui vient de revenir voir le spectacle avec ses parents, c’est génial !"

L’image est un élément important. Les mots, chez l’enfant, entrent dans l’inconscient et doivent faire leur chemin, tout dépend du stade de développement ou de découverte auquel il se trouve. Les images, elles, sont peut-être d’un accès plus direct. La diversité des composantes, c’est ce qui fait la richesse de cette matière théâtrale-là. "Concrètement, c’est assez particulier comme métier. Le décor est calibré pour entrer dans la camionnette et pour permettre un montage et un démontage facile car c’est nous qui le faisons. Nous faisons tout d’ailleurs !"

"En théâtre Jeune Public, le comédien n’est pas une star. Son nom ne se trouve d’ailleurs jamais sur une affiche ni dans les annonces des agendas culturels."

Les émotions

Avec l’humour qui est leur spécialité, Valérie et Vincent "embarquent" leur public davantage sur des situations que sur des émotions. Mais ils soulignent que l’absence d’émotion dans un spectacle produit l’ennui du spectateur. Or, ils ne peuvent justement pas compter sur la patience de leur jeune public. Il ne peut pas y avoir ce style de ponctuation ou de silence pendant lequel le spectateur adulte se prépare sa propre narration, se forge sa propre interprétation de ce qui se joue sur scène. Les enfants n’ont pas la faculté d’attention de l’adulte et celle-ci varie selon les âges. "Selon des données de pédagogie, nous savons par exemple que, pour des spectateurs de 3 ans, le spectacle devrait durer 35 minutes, qu’il est possible qu’ils décrochent à la dix-huitième minute et qu’il faut une surprise toutes les 4 minutes."

Les adultes y ont leur place et ne sont pas réduits à être uniquement les accompagnateurs des enfants. Il faut que tout le monde y trouve du plaisir. Il y a d’ailleurs une jubilation à ce mélange des générations, ça peut-être une délice familial lorsque le parent se laisse aussi toucher. "Pour l’enfant, il y a quelque chose de jouissif de pouvoir partager cela avec son parent, sa tantine ou son grand-père. Ça crée de la connivence."

Les spectacles pour les tout-petits (18 mois - 2 ans) ont un rythme très particulier qui peut être difficilement accessible pour l’adulte. Pour créer cette forme d’adaptation, Il est nécessaire de s’immerger dans le monde de l’enfant qu’on a été : "Nous avons des enfants et nous sommes restés des enfants, ça nous sert. Et puis, comme nous y trouvons du plaisir, nous captons ça et là de l’inspiration. Parfois, il faut se documenter ou vérifier des concepts mais c’est assez rare. En général c’est vraiment l’expérience qui nous aide."

"Devant les enfants, on ne peut pas jouer faux. Ils parlent aux comédiens pendant qu’ils jouent sur scène. Ce qui fait que les acteurs doivent être capables de se confronter au retour direct du spectateur. Nous devons beaucoup tester le spectacle, organiser de nombreux bancs d’essai, car nous avons besoin de connaître les réactions, de vérifier la tranche d’âge à laquelle on s’adresse."

Leurs sources d’inspiration

Le cirque de Calder a un lien de parenté artistique évident avec le spectacle "best-seller" de la Cie Les pieds dans le vent : Ficelles. "Calder, on l’aime pour son incroyable bonhommie, c’est une armoire à glace à cheveux blancs, un New-Yorkais d’un certain âge et bedonnant, aidé par sa femme qui tire les ficelles. Lui, dans les années 60, manipulait de petits objets de récup en fil de fer et en papier mâché. Et c’est d’une poésie poignante d’inventivité et d’humanité. Il a de nombreuses vidéos de vieux films sur Youtube, et ça vaut vraiment la peine de les regarder. Lorsqu’on lui demandait s’il allait agrandir le cirque, Calder répondait : 'Non, je n’ai que deux mains et les valises sont pleines', ça vous en dit long sur le personnage. C’est ce genre de chose qui nous inspire. Grâce à lui, nous disons : 'On y va, on va le faire'. Plus encore que ses merveilleux objets, c’est le regard qu’il a sur les choses qui nous intéresse, la façon dont l’humanité ressort de son jeu avec les objets.  À cette influence, nous relions le fait de montrer une chose à voir et de ne pas s’y perdre. Nous sommes des gens avec un costume de lapin, mais nous ne sommes pas des lapins.

La compagnie Les pieds dans le vent s'est associée aux autres compagnies brabançonnes pour créer le Bus Ottokar, théâtre itinérant.

CONTACT
Cie Les Pieds dans le vent
Tél. : 0486/75 91 93